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Plaidoyer pour la mise en œuvre des activités du Plan d’action de la Composante Femme Paix et Sécurité du Cadre de Prévention des conflits de la Cedeao : RESPEFCO, OSC et PTF dans une démarche de prévention de paix


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Ph: DR: Le présidium à l'ouverture des travaux (de gauche à droite) Amitouré Lamine de la Cedeao, Mme Cakpo DAC du ministre des Aff sociales et Mme Blandine Sintondji Yaya, présidente du RESPEFCO-Bénin

Ph: DR: Le présidium à l’ouverture des travaux (de gauche à droite) Amitouré Lamine de la Cedeao, Mme Cakpo DAC du ministre des Aff sociales et Mme Blandine Sintondji Yaya, présidente du RESPEFCO-Bénin

La section béninoise du Réseau Paix et Sécurité des Femmes de l’espace Cedeao (RESPEFCO –Bénin) a organisé ce Mercredi 24 Avril 2019 au Bénin Royal Hôtel, un atelier de Plaidoyer pour la mise en œuvre des activités du Plan d’action de la Composante Femme Paix et Sécurité du Cadre de Prévention des conflits de la Cedeao. Portée et soutenue par un ensemble de Partenaires techniques et financiers, cette activité a pour objectif d’optimiser les rôles et les initiatives des Osc et des femmes dans la prévention des conflits, de maintien de la paix et de la Sécurité en cette veille des législatives 2019.

Aline ASSANKPON

Promouvoir un partenariat stratégique pour l’autonomisation des femmes ; la lutte contre les violences faites aux femmes, l’équité et l’égalité des chances entre les sexes en matière de paix et de sécurité en Afrique de l’Ouest tels sont les objectifs du RESPEFCO qui fonde ses activités sur les instruments juridiques internationaux. « Le RESPEFCO fonde ses activités sur les Résolutions 1325 et connexes du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives à la thématique Femme, Paix et Sécurité et également sur les instruments nationaux, régionaux et internationaux de Protection et des droits de promotion des femmes et des filles » a précisé Mme Blandine Sintondji Yaya, présidente du RESPEFCO-Bénin.

Photo: DR. Photo de famille des participants

Photo: DR. Photo de famille des participants

Pour une culture de paix

Organisé à la veille des législatives 2019,  cet atelier apparait comme un cadre d’échanges pour  renforcer les capacités des participants sur le Plan d’action de la Composante Femme, Paix et Sécurité du Cadre de Prévention des conflits de la Cedeao. C’est également l’occasion pour élaborer un plaidoyer pour rappeler au peuple béninois, les comportements de paix et de non-violence à adopter avant, pendant et après les élections.

Rappelons que le cadre de la prévention des conflits de la Cedeao et son plan d’action de la Composante Femme Paix et Sécurité ambitionne de mettre les femmes au cœur des questions de Paix et de Sécurité, la prévention et la gestion des conflits, le maintien et la consolidation de la paix, la lutte contre les violences basées sur le genre et la parité homme-femme.

Si la paix n’a pas de prix, elle semble n’avoir  ni couleur, ni sexe, ni âge dira M. Amitouré Lamine, représentant du Coordonnateur de la Cellule nationale de l’Intégration de la Cedeao au Bénin. Selon lui, la paix et la sécurité constituent les piliers du développement et du renforcement du processus d’intégration régionale dans lequel sont engagés les pays de la Cedeao.

Abondant dans le même sens, la représentante du Ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, la Directrice adjoint du Cabinet, fera un clin d’œil à l’endroit des PTF qui appuient souvent le Gouvernement dans sa vision de porter la voix des femmes dans toutes les réflexions et actions visant à contribuer à la pacification sociale.

Le RESPEFCO se propose donc de suivre la mise en œuvre du plan d’action pour la prévention des conflits de la Cedeao. Aussi, pour un monde paisible et sécurisé, la contribution de tous demeure la meilleure option qui puisse concourir à un développement dynamique, inclusif et durable.

La position des PTF

Dans une perspective de paix, les représentants des PTF présents à cet atelier ont tour à tour, positionné leur institution pour un suivi de la mise en œuvre du plan d’action au Bénin en vue d’une prévention de la paix et la sécurité. De la représentante du PNUD à celle de la Coopération canadienne en passant par la Coopération Suisse et autres ; elles ont parlé d’une seule voix en rappelant que le volet prévention de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, devrait amener les uns et les autres à éviter les cas de violences au Bénin.

Par ailleurs, elles ont insisté sur la synergie d’action qui doit motiver les actions des Osc, normalement arrimées sur le Programme d’action du Gouvernement (PAG). « Aucune institution n’est insensible aux questions de paix qui portent de résultats. Le PNUD a pour mandat d’accompagner tout processus électoral ; donc le Gouvernement et la société civile » a rappelé Mme Joséphine Kanakin en charge du Programme Genre, Droits humains, VIH du Pnud.

« Pour une effectivité de la mise en œuvre de ce plan d’actions lié à la paix et à la sécurité dans notre pays, nous devons travailler main dans la main avec nos gouvernants. Parce que toute action reçoit du crédit par le Gouvernement. La Société civile en elle-même n’a aucune capacité et aucun contrôle de décision. Et donc, aussi bien PTF et Osc, nous devons travailler avec le Gouvernement au même niveau d’information et d’action » a renchérit Mme Elvire Ahounou Houénassou, spécialiste Genre et Sociologie Rurale à la Coopération canadienne.


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