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L’Accès et le contrôle de la femme aux facteurs de production : Encadreurs et Animateurs des producteurs à la base désormais aguerris pour le dialogue communautaire


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Ph: DR-: Une vue partielle des participants à cet atelier

Ph: DR-: Une vue partielle des participants à cet atelier

« … Il nous faut vraiment un second passage par rapport à ces techniques d’animation pour mieux aborder les questions de gestion foncière (…)». Une requête soutenue par les participants à l’atelier de formation à l’attention des Animateurs et Encadreurs des producteurs à la base organisé par la Konrad Adenauer Stiftung à Bohicon du 10 au 12 Avril 2019. Unanimement, les participants, ont apprécié la méthode d’approche de la communication participative et l’animation communautaire.

(Aline ASSANKPON)

« J’ai vraiment eu un plus à cet atelier ; surtout aux deux derniers jours qui ne me suffisent  pas.  Nous avons appris comment anticiper en tenant compte des suppositions critiques par rapport aux sujets d’animation à aborder sur le terrain. Je crois que le Communicateur a encore de la matière et je demande humblement à la KAS d’organiser une descente sur le terrain pour vivre en milieu réel – en présence du communicateur – la simulation que nous avons faite et revenir en salle pour ressortir les faiblesses des échanges et capitaliser les réussites. Il nous faut vraiment un second passage par rapport à ces techniques d’animation pour mieux aborder les questions de gestion foncière ». C’est la requête de Mme Nina Dessouassi, l’une des participants à cet atelier de Bohicon à l’attention des Animateurs et Encadreurs des producteurs à la base.

Une requête qui, unanimement, a reçu non seulement l’adhésion, des participants mais également celle des organisateurs.  Il s’agit de revenir sur la méthode dite « Approche de la communication participative et l’animation communautaire »  qui consiste à identifier les groupes communautaires et autres intervenants concernés par l’accès à la terre en milieu rural par les femmes ; les différentes techniques et approches d’identification (besoins, objectifs, outils de communications et  préparation) conduite par M. Gérard Guèdègbé, Consultant-formateur.

Ph: DR-: Un exercice de simulation d'échanges entre Encadreurs et communautaires

Ph: DR-: Un exercice de simulation d’échanges entre Encadreurs et communautaires

En effet, cette méthode de communication  est basée sur un modèle anglo-saxonne qui me permet de travailler sur essentiellement sur les techniques non maîtrisées. « Dans une voiture, quand une pièce n’est pas gâtée, il ne sert à rien de la changer » argumente  M. Gérard Guèdègbé : « Je sais qu’il est inutile de reprendre la technique d’animation à laquelle vous êtes habituée. Ce que je cherchais, c’est de faire  ressortir les éléments qui constituent des difficultés pour vous ? C’est pourquoi je suis allée chercher les situations qui vous menacent sur le terrain et j’ai voulu engager la discussion sur ces aspects».

Durant trois jours d’instances travaux de réflexion et d’échanges, les participants avec l’appui des Experts-communicateurs, ont fait l’état des lieux de la problématique et identifier les facteurs qui bloquent l’autonomisation des femmes dans le domaine économique en milieu rural. Des contributions et échanges fructueux ont permis d’identifier les solutions pour remédier à ces blocages. Par ailleurs, à travers les discussions, des groupes communautaires ont été identifiés par simulation pour impulser le dialogue communautaire en faveur de l’accès et du contrôle de la femme aux facteurs de production.

Au nom du Représentant résident de la Konrad Adenauer Stiftung (KAS), M. Mounirou Tchacondoh, Coordonnateur national du Projet EWOH2 a remercié panélistes-formateurs et participants pour leur implication très remarquée à cet atelier. «L’un des mérites de cet atelier, c’est précisément d’avoir échangé et non pas avoir mutuellement à nous donner des leçons. La richesse des échanges assortis de recommandations pertinentes et ambitieuses qui ont caractérisé le débat, dénote de l’intérêt que vous portez à la problématique de l’économie locale et de l’accès de la femme aux facteurs de production ».

Au vu des conclusions qui se dégagent des travaux, le Coordonnateur, estime que les objectifs fixés sont atteints. Cependant, il reste persuadé que les travaux de Bohicon aboutiront à faire bouger les lignes en faveur de la reconnaissance du rôle de la femme dans le développement local.

Rappelons que ces objectifs se déclinent comme suit : Echanger autour de la thématique ; Partager les informations et expériences sur le rôle économique de la femme dans le développement rural  et Mettre en lumière les possibilités et défis actuels sur la problématique de l’accès de la femme à la terre aux facteurs de production.


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