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Ph: DR-: Présidium d’ouverture et les premiers panélistes (de gauche à droite) : Sa majesté Dada Zéhè, Roi d’Agonli, Mme Olivia Houngbo Kploca, présidente du Tribunal d’Allada, M. Mounirou tchacondoh, Coordonnateur national du Projet EWOH2, M. Julien Ouankpo représentant du Préfet Zou/Collines et Me Huguette Bokpè Gnacadja, Avocat.

Ph: DR-: Présidium d’ouverture et les premiers panélistes (de gauche à droite) : Sa majesté Dada Zéhè, Roi d’Agonli, Mme Olivia Houngbo Kploca, présidente du Tribunal d’Allada, M. Mounirou tchacondoh, Coordonnateur national du Projet EWOH2, M. Julien Ouankpo représentant du Préfet Zou/Collines et Me Huguette Bokpè Gnacadja, Avocat.

« En milieu rural, les femmes représentent 70% de la main-d’œuvre agricole ; elles assurent 60% de la production agricole et 80% de la production vivrière. Elles constituent de ce fait le fondement de l’agriculture. La reconnaissance du rôle des femmes dans le secteur agricole conditionne  le développement de ce secteur et l’économie locale ». Des chiffres avancés par le Coordonnateur du Projet EWOH2 de la Konrad Adenauer Stiftung, Mounirou Tchacondoh à l’ouverture des travaux de l’Atelier de formation des Animateurs et Encadreurs des producteurs à la base. C’était ce Mercredi 10 Avril 2019 à NIFUR Hôtel de Bohicon.

(Aline ASSANKPON)

Encourager l’échange d’informations et d’expériences concernant le rôle des femmes dans le développement et mettre en lumière les possibilités et défis actuels sur la problématique de l’accès des femmes aux facteurs de production ; c’est l’objectif qui sous-tend l’organisation de cette formation à l’endroit des Animateurs et Encadreurs des producteurs à la base sur le thème : « La problématique de l’Economie rurale : Accès et contrôle des femmes aux facteurs de producteurs ».

Un thème très évocateur, qui a suscité de débats tant au niveau des trois Experts-communicateurs (Me Huguette Bokpè Gnacadja, Magistrate Olivia Houngbo et sa Majesté Zéhè, Roi d’Agonlin) et des participants. Le constat est patent : Malgré l’existence des textes de lois votés à l’Assemblée, les instruments juridiques ratifiés par le Bénin et les directives régionales adoptées et qui favorisent le droit d’accès de la femme à la terre, force est de constater que des facteurs de blocage à l’autonomisation de la femme persistent encore en milieu rural. Quelles solutions pour remédier aux blocages identifiés ?

Ph: Une Vue partielle des particiipants

Ph: Une Vue partielle des participants

La réponse à cette préoccupation justifie l’initiative de la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) d’encourager ces échanges très stratégiques. « Les femmes ne devraient pas seulement avoir accès à la terre ; mais elles doivent également avoir le contrôle  aux facteurs de production. Sur le chemin de cet accès des femmes, le rôle des animateurs et encadreurs des producteurs est fondamental et stratégique » a souligné le Coordonnateur national du Projet EWOH2, M. Mounirou Tchacondoh.

Le représentant du Préfet Zou/Colline, M. Julien Ouankpo, invitera pour sa part, les participants à faire preuve de responsabilité en participant activement aux débats afin que leurs suggestions, contributions et recommandations puissent améliorer la qualité des travaux.

Le regard bienveillant d’un gardien de la tradition ne fait pas défaut aux débats de cette première journée surtout en ce qui concerne les facteurs bloquants de l’autonomisation de la femme en milieu rural. « L’autonomie ne signifie pas l’indépendance. Et l’homme et la femme ne sauraient être égaux au foyer ; sauf au niveau des entreprises parce qu’ils ont les mêmes diplômes (…) » a déclaré sa Majesté Dada Zéhè, Secrétaire général de la Haute Autorité royale du Bénin. Ce Roi d’Agonlin reconnait cependant que la situation est en train d’évoluer et que les traitements humiliants auxquels sont assujetties les femmes ne sont pas à encourager. « Car l’homme et la femme sont complémentaires » ajoute-t-il.

Pour impulser donc le dialogue avec les agents de services de l’Etat du Secteur agricole et de la société civile pour un accès réel des femmes aux facteurs de productions, plusieurs communications sont inscrites dans l’agenda des trois jours de formation.  Aux termes des travaux, des recommandations seront formulées aux acteurs afin de renforcer l’impact des femmes qui interviennent dans la production agricole sur le développement de l’économie locale.


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