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Economie / Indice de l’intégration régionale africaine (ARI) : L’intégration régionale reste encore faible sur le contient


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L’intégration dans les services a contribué à plus de 53 % du PIB du continent, mais la ratification du protocole sur la libre circulation des personnes a été lente...

L’intégration dans les services a contribué à plus de 53 % du PIB du continent, mais la ratification du protocole sur la libre circulation des personnes a été lente…

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) constitue une étape majeure pour l’Afrique. D’autant que les conclusions préliminaires de l’Indice de l’intégration régionale africaine 2019, publié samedi 23 mars dernier en marge de la 52ème Session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique qui se déroule du 20 au 29 Mars au Marrakech (Maroc), indiquent que l’intégration régionale en Afrique demeure faible. Selon un communiqué de presse de la CEA, l’indice a été créé pour évaluer la situation de l’intégration économique des pays africains.

L’indice a été créé pour évaluer la situation de l’intégration économique des pays africains ; il permet aux États membres de suivre leurs progrès. Les conclusions révèlent que la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC en anglais) est la région la plus intégrée en matière de commerce, l’Afrique du Sud étant le pays le plus intégré du continent.
L’indice est souvent analysé dans cinq secteurs : Intégration du commerce, Infrastructures régionales, Intégration productive, Libre circulation des personnes et Intégration macroéconomique.  Et il se révèle que l’Afrique du Sud arrive en tête du classement, tandis que le Sud Soudan est pays le moins intégré en raison de ses mauvaises performances en matière d’infrastructures régionales et d’intégration financière.

L’intégration dans les services a contribué à plus de 53 % du PIB du continent, mais la ratification du protocole sur la libre circulation des personnes a été lente, malgré le lancement en 2016 du passeport biométrique africain et le Protocole de l’Union africaine sur la libre circulation des personnes. L’important déficit des infrastructures sur le continent demeure un obstacle majeur au commerce intra-régional.

« C’est aux Africains eux-mêmes de s’assurer qu’ils tirent profit de cette initiative grâce à une mise en œuvre efficace des mécanismes de la ZLEC », affirme David Luke, coordinateur du Centre africain pour la politique commerciale, Division du commerce et de l’intégration régionale de la CEA (Commission économique pour l’Afrique).

La CEDEAO à l’instar de la SADC

Progressivement l’Afrique de l’Ouest emboite bien des pas à l’Afrique australe avec la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à l’instar de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Car sur les cinq secteurs d’analyse de l’indice de l’intégration régionale, seuls deux secteurs restent à combler considérablement : Intégration productive et Intégration macroéconomique. Tandis que la Libre circulation des personnes et des biens, l’Intégration du commerce et l’Infrastructures régionales sont déjà une réalité dans la Communauté économique régionale (CER).

Leila Mokadem, Directrice pays et représentante-résidente au Maroc pour la BAD (Banque africaine de développement) a ajouté que, malgré l’immense soutien politique dont bénéficie la ZLEC, de nombreux défis seront à surmonter lors de sa mise en œuvre, pour faire passer le commerce intra-africain – estimé entre 15% et 18 % aujourd’hui – à 25 % d’ici à 2023. Elle a cité, entre autres freins à la compétitivité de l’Afrique, la faible capacité productive en Afrique, les coûts élevés de production, et les importants déficits en infrastructures. Le nombre élevé de petits marchés et la présence de 16 pays enclavés compliquent la situation. «Il ne faut pas minimiser les défis, mais il est important de souligner le fait que l’on doit changer les choses pour que l’Afrique progresse.»

L’indice final et le Rapport associé sur l’évaluation de l’intégration régionale en Afrique IX seront publiés ultérieurement cette année selon le communiqué de presse.

À propos de la Conférence des ministres : 

Démarrée le 20 Mars 2019, la 52ème Session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (CFM2019) organisé par la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (UNECA) se déroule au Palmeraie Golf Palace à Marrakech, au Maroc. Le Comité d’experts s’est réuni du mercredi 20 mars au vendredi 22 mars 2019 ; la 20e session du Mécanisme de coordination régionale pour l’Afrique (RCM-Africa) et les événements parallèles se tenus le samedi 23 mars et le dimanche 24 mars 2019 et la conclave des ministres démarré le lundi 25 mars prendra fin ce mardi 26 mars et au même lieu.

Aline ASSANKPON

Encadré : La CEA en question…

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations unies (ONU)  l’UNECA ou la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’ONU et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, de promouvoir l’intégration intra-régionale, et de favoriser la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

La CEA propose également des services de conseil technique aux gouvernements, aux organismes intergouvernementaux et aux institutions d’Afrique. En outre, elle élabore et promeut des programmes d’aide au développement et joue le rôle d’organisme d’exécution pour des projets opérationnels adéquats. Composée de 54 États membres et jouant un double rôle en tant qu’organisme régional de l’ONU et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique, la CEA est bien placée pour contribuer spécifiquement à la recherche de solutions aux défis de développement du continent. Le siège social de la CEA se trouve à Addis-Abeba, en Éthiopie. La CEA possède des bureaux à Rabat, Lusaka, Kigali, Niamey, Yaoundé et Dakar.


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