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Théâtre Fora / Dialogue communautaire sur l’accès des femmes à la terre au Bénin : Les textes de lois sonnent le glas des pratiques ancestrales rétrogrades


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Ph: DR-: Mise en scène de quelques contenus des nouvelles dispositions juridiques par des jeunes comédiens à Sawlakpa (Djidja)

Ph: DR-: Mise en scène de quelques contenus des nouvelles dispositions juridiques par des jeunes comédiens à Sawlakpa (Djidja)

Le village de Sawlakpa dans la commune de Djidja est la dernière étape d’une campagne de cinq jours dans le département du Zou sur le dialogue communautaire initié par la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) en collaboration avec le Centre Africa Obota (CAO-Bénin). L’agriculture haute intensité, la transformation et la commercialisation de produits agricoles, telles sont les activités quotidiennes des habitants de ce village dont la plupart des femmes tiennent la dragée haute. Cependant, elles ne disposent d’aucune autonomie financière  en vue d’exercer un éventuel droit de propriété foncière.

(Aline ASSANKPON)

Réputé grenier du Zou, l’un des villages de la Commune Djidja dont la principale activité est l’agriculture de cultures de rente et vivriers (Coton, maïs, manioc, l’igname et l’anacarde) est Sawlakpa.  Presque toutes les femmes de cette localité sont des agricultrices mais force est de constater qu’elles sont à la solde de leurs époux et ne disposent donc d’aucun droit d’accès à la terre et aux ressources naturelles.

A travers le théâtre fora du dialogue communautaire mis en scène ce vendredi 15 Février par des jeunes comédiens sur quelques contenus des nouvelles dispositions juridiques qui favorisent le droit d’accès des femmes à la terre ; l’information apparait comme un couperet pour les hommes longtemps habitués à vendre les terres tous azimuts et pour les femmes pas très convaincues de cette bonne nouvelle, la mise en application effective de ces dispositions pourrait  les délivrer de la pauvreté ambiante.

Et pourtant la donne a changé, des dispositions juridiques qui favorisent le droit d’accès des femmes à la terre  existent et devront  encadrer désormais toutes les opérations foncières en milieu rural. Les textes de lois sonnent ainsi le glas des pratiques ancestrales rétrogrades qui littéralement excluent les femmes de la vocation successorale.

Ces dispositions juridiques ont pour nom : la Constitution béninoise qui prévoit les mêmes droits à l’homme et à la femme en ses articles 22 et 26 ; le Code des Personnes et de la Famille qui dispose  que les enfants filles ou garçons héritent de leurs parents défunts à part égale, en  référence des articles 630, 632, 633 et 634 et le Code foncier et domanial soutient également que les femmes ont aussi la capacité  d’être propriétaire  de terres et de les sécuriser comme les hommes.

Toutes sortes d’opérations relatives au foncier, notamment : l’achat, la location, le don, l’emprunt et l’héritage sont faites de façon sécurisée sous le regard de l’autorité locale. La femme qui dispose d’un droit de propriété foncière pourra en toute sécurité mener ses activités agricoles, bénéficier des prêts, assurer l’éducation de ses enfants et la sécurité alimentaire et nutritionnelle de ces derniers et de celle de sa famille.  L’augmentation de la production agricole est le gage d’une croissance économique et du développement de localité voire du pays.

Rappelons que l’objectif de cette campagne de sensibilisation est d’encourager le dialogue communautaire sur la problématique de l’accès des femmes à la terre en milieu rural afin  d’amener la communauté rurale à prendre conscience des enjeux de la sécurisation de la propriété foncière.


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