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Mme Sabine Mensah, spécialiste Technique Finance Digitale Mobile Money for the Poor (MM4P) de l’UNCDF : « Digitaliser avec la transparence des transactions, pour construire un historique… »


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L-Integration.com : Avec l’avènement de la Finance digitale, peut-on croire que les institutions financières sont prêtes à accompagner ce mouvement ?

Ph: DR-: Mme Sabine Mensah Mme Sabine Mensah, spécialiste Technique Finance Digitale Mobile Money for the Poor (MM4P) de l’UNCDF

Ph: DR-: Mme Sabine Mensah Mme Sabine Mensah, spécialiste Technique Finance Digitale Mobile Money for the Poor (MM4P) de l’UNCDF

Mme Sabine Mensah : Je dis un oui raisonnable ! Parce qu’il y a deux ans, l’adoption de la finance digitale était à peu près à 2 % ; aujourd’hui, plus de 30 % de la population adulte utilise le service financier mobile. Nous voyons l’engouement des institutions de micro-finance qui s’impliquent dans la transformation digitale au Bénin. D’ailleurs, une première microfinance connectée à l’opérateur mobile, c’est « Alidé et Mtn Mobile money » qui permettent donc à quelqu’un qui est chez lui de pouvoir rembourser un crédit sans quitter l’activité génératrice de revenus. Les banques aussi s’impliquent davantage dans ce système, notamment Ecobank mobile Express innovation account qui est une innovation sur le marché qui permet aux gens à travers un téléphone mobile d’avoir un compte bancaire pour faire des affaires et diverses transactions. Donc, la question ne se pose plus au Bénin avec l’implication des parties prenantes.

Qu’en est-il donc des coûts d’opportunités pour les populations ? Peut-on croire que la Finance digitale rétablie désormais la confiance aux niveaux des institutions financières très frileuses des risques agricoles ?

D’abord, il y a toujours un coup d’opportunité, c’est sûr ! Le coup d’opportunité est plutôt positif pour le client ; car au lieu d’attendre une heure dans une agence et de se déplacer sur 20 ou 30 km pour faire une transaction, vous pouvez le faire en 10 mn avec une agence qui est prêt de vous. Certes, la transaction a un prix mais en termes de valeur ajoutée pour vous, vous gagnez en temps. C’est une équation qui est généralement en faveur du client.

Ensuite, la digitalisation va amener la transparence dans les activités des acteurs du secteur agricole et sur les flux financiers. Pour la plupart des institutions financières, le problème est qu’il n’y a pas d’historiques, de bases de données pour évaluer le risque. Lorsqu’on commence à digitaliser avec la transparence des transactions, on commence à construire un historique qui peut être utilisé à travers des Fine-tech et autres réseaux, des résolutions de sponsorings de crédit par les institutions de crédit pour dire : « Vous, on vous connait à travers l’historique de transactions » ; et on peut faire une évaluation de risque à partir de là, pour conforter les institutions financières à aller avec vous et commencer la relation. La plupart du temps, c’est l’opacité des informations au niveau des acteurs qui fait que les institutions financières sont un peu frileuses. (Propos recueillis par : A.A.)


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