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Diaspora béninoise en France : Le président TALON appelle à l’abolition de la « béninoiserie » et exalte les qualités du Béninois


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Ph: DR-: Le Chef de l'Etat béninois, Patrice Talon ; ". Nous sommes des Hommes de qualité, de talent, de cœur..."

Ph: DR-: Le Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon ; « . Nous sommes des Hommes de qualité, de talent, de cœur… »

A la cérémonie de signature de la Convention de partenariat entre l’Association des Elus Français d’origine Béninoise (EFOB) et l’Association nationale des Communes du Bénin (ANCB), le Chef de l’Etat Patrice Talon a saisi l’occasion pour redorer le blason de ces compatriotes et celui de son pays. Il a exhorté ses compatriotes de la diaspora à mettre fin à l’expression abusivement utilisée sous le vocable de « béninoiserie » au point de nuire non seulement à l’image des Béninois eux-mêmes mais aussi à celle du pays.

« …J’ai toujours souhaité que l’expression ‘’béninoiserie’’ soit derrière nous. « Le Béninois est mauvais, le Béninois est jaloux, le Béninois est envieux, si tu rentres ils vont te tuer… » Nous avons véhiculé et entretenu ce mauvais mythe… Et pourtant, c’est faux ! Nous ne sommes pas plus mauvais que les autres… La nature humaine a ses perversions, ses travers, ses qualités mais nous avions contribué de génération en génération à perpétuer cette mauvaise image du Béninois » a rappelé le Chef de l’Etat, Patrice Talon.

 

C’était à l’occasion d’une cérémonie de signature de convention de partenariat entre l’Association des Elus Français d’origine Béninoise (EFOB) et l’Association nationale des Communes du Bénin (ANCB).  En effet, les Béninois de la diaspora, surtout ceux qui sont nés en Europe ont très souvent gardé une mauvaise idée de leurs compatriotes du pays ; du fait de certaines mauvaises pratiques pourtant notées un peu partout dans le monde. Oubliant qu’à force de peindre le comportement des Béninois en noir tout le temps, cela risque d’agir psychologiquement non seulement sur les générations à venir mais également cela peut bel et bien desservir la nation.  Car il faut se l’avouer, lorsqu’on parle de la Béninoise, cela s’entend : la méchanceté, l’hypocrisie, la sournoiserie, la jalousie, l’envie, la médisance et que sais-je encore, une liste qui n’est pas exhaustive.

 

Patrice Talon, à travers une adresse très forte, marquante, vient ainsi sonner la fin de cette récréation lugubre. Selon lui, les Béninois – qu’ils soient de la diaspora ou non-  doivent a désormais accomplir une mission : faire la promotion de ses compatriotes, vanter ses qualités et celles de la nation.

 

« Je voudrais vous exhorter à travers ce partenariat, à faire la promotion du Béninois tel que vous le faites déjà, vous membres de l’Association des élus français d’origine béninoise. Au-delà de vous et de vos proches, faites la promotion du Béninois. Nous sommes des Hommes de qualité, de talent, de cœur. Et cette mission me paraît plus importante que n’importe quelle autre. Ce serait un capital énorme que de contribuer au fil du temps à changer l’image du Béninois, d’abord auprès de nous-mêmes puis auprès des autres» a exhorté sans ambages le premier des Béninois.

 

Aussi, encourage-t-il ceux qui ont eu le courage de partir et qui ont réussi et qui peuvent ainsi faire des émules. « Ceux-là, à l’endroit de leurs familles, de leurs frères et sœurs restés au pays viendront comme un bonus… ». Il convient de changer l’image du pays surtout à l’endroit des enfants béninois restés en France et qui ne sont pas fiers d’être Béninois.

 

«C’est en famille auprès de nos enfants en France qu’il faut restaurer l’image du Béninois. Je serai ravi de contribuer à la concrétisation de l’accord que vous venez de signer par des actions de formations à nos élus parce que vous avez acquis de l’expérience. Vous serez capables de transférer à vos frères et sœurs d’ici les moules qui leur permettront d’avoir des actions plus efficaces au profit de nos pauvres parents. La rigueur, l’efficacité dans la gouvernance est le premier facteur de développement. Ce que j’attends de vous, ce serait moins que les économies que vous allez nous envoyer ; ce sera nous aider à avoir une meilleure gouvernance… » a-t-il martelé.


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