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Amnesty International : Le Bénin épinglé sur la situation des Droits de l’homme


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Ph/DR-: Fidèle Kikan, Président d'Amnesty International Bénin

Ph/DR-: Fidèle Kikan, Président d’Amnesty International Bénin

Le Bénin – souvent cité parmi les pays de paix – est épinglé ces dernières années, dans les différents rapports d’Amnesty International sur la situation des Droits de l’homme et sur la liberté d’expression.

De l’avis du Directeur exécutif d’Amnesty International, Fidèle Kikan, le Bénin a été épinglé sur deux principaux aspects : la liberté d’expression et la liberté d’association. « Par rapport à la liberté de la presse, il y a énormément de travers qui sont souvent discutés ; nous sommes des activistes et nous nous en tenons aux lois et textes existants; la liberté d’association a été souvent aussi blâmée ; c’est bien que ces questions nous éveillent» dira-t-il.

De toute évidence, le Bénin apparait comme un pays de paix, relativement assez tranquille sur les Droits humains, quand on le compare aux pays où persistent des foyers de tension. Cependant, il faut l’avouer des actes de violation des Droits humains y sont fréquemment enregistrés.

Fidèle Kikan en énumère ici quelques-uns : « C’est quand-même dans ce pays qu’en l’espace de deux mois, une douzaine de nos compatriotes sont tombés sous balles réelles de la police. Pourtant, on n’est pas un pays en guerre. C’est quand même un pays que nous vivons tous et nous avons en termes de surpopulation carcérale, l’absence de chaîne de santé dans les prisons, l’absence d’hygiène. C’est dans ce pays que nous constatons sur nos yeux que la Constitution impose à l’Etat de pouvoir assumer son rôle de diffuseur de l’éducation sur les droits humains…Autant donc d’éléments qui interpellent nos consciences ».

Par rapport à certains cas avérés, (cas de Dagnivo par exemple) ; il a été noté que les médias béninois ont traité et relayé ce cas précis sous l’angle politique et faiblement social ; mais presque jamais sous l’angle du Droit humain. « Il a fallut ce recours en inconstitutionnalité pour qu’enfin, l’aspect Droit humain sorte » remarque M. Kikan.

Désormais outillés, les professionnels des médias qui ont pris part à cette formation, se référeront à l’avenir aux dispositions des instruments juridiques nécessaires pour l’appréciation et la relation des faits de société.

Amnesty International (A.I) est une organisation mondiale de plus de 7 millions de sympathisants et militants qui se mobilisent dans plus de 160 pays et territoires pour mettre un terme aux violations des droits humains dans le monde.

Aline Assankpon


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