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Perspectives économiques en Afrique (PEA) : Les performances de croissance au niveau régional et par secteur


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 Selon un expert du Pnud, les performances de croissance ont commencé par s’observer  après 2010 avec une grande volatilité du PIB réel qui reflète l’incertitude du contexte économique mondial et l’effet persistant de la crise en Libye (2011-2014). La perspective de croissance à moyen terme révèle une robuste stabilité en Afrique Subsaharienne et une accélération en Afrique du Nord.

Ph:DR-: L’effet des prix mondiaux sur la croissance a atteint le niveau le plus bas depuis 6 ans et devrait s’élever légèrement en 2016.

Ph:DR-: L’effet des prix mondiaux sur la croissance a atteint le niveau le plus bas depuis 6 ans et devrait s’élever légèrement en 2016.

 Variation régionale de la croissance économique

 En dépit du virus d’Ebola qui a plombé l’activité économique dans la région de l’Afrique de l’Ouest en 2014, la croissance s’est accrue avec un taux de 6,0% du PIB. Pendant ce temps, l’Afrique de l’Est a battu le record en tirant la croissance à 7,1% du PIB, l’Afrique centrale 5,6% ; l’Afrique australe, 2,7% et  l’Afrique du Nord avec 1 ,7%  du PIB.

Perspective de croissance au niveau régional 2015 

Les perspectives de croissance au niveau régional préconisent 5,0% pour l’Afrique de l’Ouest ; 5,6% pour l’Afrique de l’Est ; 5,5% pour l’Afrique centrale ; 4,5% pour l’Afrique du Nord et 3,1% pour l’Afrique australe. Au total, on note une modération de la croissance dans les économies à croissance rapide et une accélération en Afrique du nord et australe. Selon l’expert, le moteur de croissance s’analyse autour de l’environnement des affaires, de la contribution de la demande ; des Flux financiers vers le continent et du Commerce extérieur.

Un environnement des affaires amélioré : L’environnement des affaires a connu d’importantes améliorations en 2014 dans plusieurs secteurs. En 2014, on a noté une hausse de la production agricole sur le continent 60% d’emplois créés et  ¼ du PIB. La part de la construction dans le PIB s’est accrue au cours des dernières années dans la plupart des pays. Le secteur des services (secteurs traditionnels et TIC), est le principal moteur de la croissance dans la plupart des pays. La croissance de la production industrielle dans certains pays avec un manque de compétences et la faiblesse des infrastructures. Les industries extractives demeurent importantes dans les pays riches en ressources naturelles, mais leur part dans le PIB est en baisse.

Notons que certains pays africains sont classés parmi les premiers pays réformateurs avec à la clé une croisade anti-corruption ; l’enregistrement des entreprises simplifié et une facilité d’accès au crédit  même si les coûts demeurent élevés.

Contribution de la demande : A ce niveau, la consommation privée est le principal moteur de la demande agrégée. Le commerce extérieur a été touché par la baisse des prix des marchandises, dans un contexte de hausse des importations (principalement des biens d’équipement).

Flux financiers vers l’Afrique : Les flux de portefeuille ont connu une baisse importante en 2014 ; les transferts de fonds sont demeurés robustes, principalement ceux en provenance des pays émergents et des autres pays africains ; les IDE ont légèrement diminué mais à moyen-terme, la classe moyenne grandissante devrait attirer les investissements dans les services et les biens de consommation.

Cependant, les flux illicites de capitaux sortants outrepassent l’IDE ainsi que l’APD. Au cours des dernières années, l’Afrique a perdu en moyenne chaque année entre 4% et plus de 5% de son PIB en flux financiers illicites sortants.

Commerce extérieur : Le commerce intra-africain s’est accru de 50% entre  2010 et 2013 jusqu’à 61 milliards de dollars mais à partir d’une base faible. L’Europe demeure le partenaire commercial le plus important de l’Afrique, même si le commerce avec l’Asie connait une expansion rapide.

Effets des prix mondiaux

L’effet des prix mondiaux sur la croissance a atteint le niveau le plus bas depuis 6 ans et devrait s’élever légèrement en 2016. La baisse des prix du pétrole a des implications pour l’Afrique : Des effets positifs pour les consommateurs et les entreprises et pays exportateurs nets de pétrole ; Des effets négatifs sur les recettes des gouvernements, les comptes courants et la croissance du PIB ; Des options de diversification économique s’imposent ; une opportunité pour repenser la stratégie de diversification.

La réponse politique à la baisse des prix du pétrole : Rajustement des points de référence budgétaires liés au pétrole. Par exemple, l’ajustement budgétaire au Nigéria a entraîné une amélioration de la mobilisation des recettes non pétrolières ; un réalignement des dépenses mais l’accent sur les secteurs sociaux prioritaires est maintenu ; ce qui implique qu’il faut repenser le régime des subventions pétrolières.

Les risques :

Si l’Ebola qui est une crise humanitaire a généré des coûts économiques élevés en Guinée, au Libéria et au Sierra Leone ; d’autres risques guettent cependant le continent. Il s’agit notamment : des poches de conflit qui persistent ; le terrorisme et trafic de personnes ; la gouvernance politique ; la baisse des flux financiers (notamment l’APD) ; les Flux financiers illicites sortants et la baisse des prix des marchandises. Néanmoins, il été noté que les mouvements de protestation civile ont légèrement diminué en 2014. L’assouplissement des tensions dans la plupart des pays africains en 2014 suite au pic de 2013 et le chômage et la faiblesse des services publics sont les principaux moteurs de la contestation civile. (A.A) Source : Pnud)


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