Flash Infos:

Bénin/Rencontre du Ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation avec les Partenaires techniques et financiers: « A aucun moment, le Gouvernement n’a exprimé son incapacité à organiser les élections… »


6 Vues

 Suite à la déclaration du Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi à Boko, (au Nord du pays), relative à la question du coût des élections au Bénin, le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, M. Komi Koutché a rencontré vendredi dernier, les Partenaires techniques et financiers pour apporter des éclairages à cette déclaration et aux commentaires que ces propos suscitent au sein de la classe politique. En effet, cette séance d’échanges est axée autour de ce sujet d’actualité ; notamment celui relatif au calendrier électoral (non organisation des élections en temps réelle).

 

Ph:DR- Komi Koutché, ministre de l'Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation

Ph:DR- Komi Koutché, ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation

La qualité de la démocratique béninoise n’est plus à démontrer et tout le peuple béninois en fait un label et le gouvernement en premier. A cet effet, ce dernier fait tout pour que cette qualité se renforce chaque quotidiennement dans le paramétrage du rôle des Institutions de la République, tel que c’est prévu dans la Constitution béninoise.

 

En effet, ces derniers moments, l’actualité nationale fait le chou gras sur l’organisation à bonne dates des élections au Bénin, il s’agit des élections communales, législatives et présidentielles prévues pour 2016. Les Partenaires techniques et Financiers (PTF) se sont ainsi intéressés à ces informations pour savoir si effectivement le gouvernement béninois a affirmé son incapacité à organiser les élections ? A cette préoccupation le ministre Koutché apporte sans ambages une réponse négative. Le gouvernement dispose bel et bien les moyens financiers nécessaires pour la correction de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) et pour organiser les trois élections citées ci-dessus.

 

La réponse j’apporte à cette préoccupation sans ambages est que c’est faux !

 

« Le Gouvernement tient à l’organisation de toutes les élections qui sont prévues par notre système démocratique et la Constitution et essaie de jouer convenablement sa partition pour que les dites-élections aient lieu. Mais le sujet qui a fait l’actualité, c’est la déclaration du Chef de l’Etat que beaucoup parmi vous ont certainement suivi ; qui était juste de se préoccuper de la question du coût des élections dans notre pays. La question du coût des élections dans notre pays est une question réelle. Mais cela ne veut dire que le gouvernement ne veut pas organiser les élections. Dans la tête du Chef de l’Etat, c’est de soulever la question et de dire comparativement à ce qui se passe dans les autres pays, est-ce que les élections ne coûtent pas chères au Bénin ? Oui ! Donc, c’est un sujet qui doit mobiliser tous les acteurs pour dire qu’est-ce qu’on fait pour minimiser le coût des élections ; faire des élections pour un pays qui n’a pas de ressources naturelles avec peu de moyens mais pour des opérations pertinentes qui permettent d’atteindre les objectifs. C’était ça les préoccupations du Chef de l’Etat » a-t-il expliqué.

 

« Nous sommes dans un pays où la démocratie est très vivante et donc la liberté d’expression s’exprime. Ce qui fait que chacun en fonction de son positionnement, récupère les propos des autorités politiques, notamment son premier chef et en fait l’utilisation qu’il veut. Mais pour vous, qui êtes nos Partenaires, vous avez écouté ces propos et à aucun moment le Gouvernement n’a exprimé son incapacité à organiser les élections » a réfuté le Ministre des Finances.

« Le Chef de l’Etat en tant que garant de la bonne gestion des ressources publiques, a évoqué le coût des élections et pour nous, étant dans la dynamique de la qualité des dépenses publiques ; aucun compartiment ne doit rester en marge de cette dynamique-là. Donc, c’est une réflexion que nous soulevons pour voir comment les acteurs vont se mettre ensemble désormais pour minimiser le coût des élections » a-t-il souligné.

 

Mais, quant à la question de savoir la partition du gouvernement par rapport aux opérations électorales qui devraient avoir lieu depuis 2013 et qui ont été reporté, la question qui se pose aujourd’hui est celle-ci : Est-ce que le Gouvernement béninois est prêt pour organiser les élections ? A cette préoccupation le ministre Komi Koutché rassure.

 

« Je vous dirai oui, le gouvernement est prêt ! Et pour preuve, dans le calendrier électoral normal, les élections locales, municipales et communales devraient avoir lieu en 2013. Et déjà dans le budget de 2013 adopté par l’Assemblée nationale, le Gouvernement a prévu huit milliards de Fcfa pour ces élections et deux milliards pour la correction de la Lépi ; soit dix milliards de Fcfa. Ce budget est là et peut être vérifié. Les élections n’ont pas pu avoir lieu parce que le peuple béninois et les acteurs ont décidé d’aller vers la modernisation et de façon régulière, l’institution parlementaire a décidé de la prorogation du mandat des actuels Maires, jusqu’à la fin de l’opération de correction de la Lépi. Et c’est dans ce processus que nous sommes. Le CORS-Lépi qui est essentiellement constitué des parlementaires et de quelques cadres techniques a été mis en place par la suite et a démarré son travail.

Deux milliards ont été prévu pour la correction de la Lépi, parce que la première Lépi avait requis la participation de nos PTF et sa correction ne devrait pas appeler trop de fonds. Cependant, la réalité à l’épreuve des faits a révélé toutes autres données et le gouvernement n’a pas fait de recul.

Normalement dans la gestion classique du budget, lorsqu’on prévoit une dépense qui n’est pas exécutée ;  à la fin de l’année, le Budget est repris à zéro. Mieux, le Gouvernement a conservé ce budget.

En 2014, le Gouvernement a encore prévu de renforcer ces ressources  avec l’hypothèse, deux milliards pour la correction de la Lépi et deux milliards pour soutenir l’organisation des élections ; soit quatre milliards de Fcfa. Ainsi, le gouvernement a régulièrement prévu quatorze milliards de Fcfa c’est la preuve qu’il  a le devoir de respecter le calendrier électoral.

 

Puisque la correction de la Lépi est une opération prioritaire et de souveraineté, le gouvernement a déjà avancé jusqu’à hauteur de Huit milliards 600 millions à la CORS-Lépi. Quelle va être le montant définitif du Cors-Lépi ? C’est la question principale du débat. Un montant de 22 milliards a été annoncé pour justifier de ce que les élections coûtent chères. Autrement dit, les 14 milliards déjà prévus, il est ajouté le budget de la Cena qui s’élève à08 milliards, d’où un montant total de 22 milliards. Et c’est en basant sur ce montant que le Chef de l’Etat tout en restant coller à la nécessité de faire les élections estime que 22 milliards, il va falloir que les deux parties s’asseyent pour revoir les dépenses à la baisse.
A priori, l’image qu’il faut avoir du Bénin, ce n’est pas celle d’un pays qui est incapable d’organiser les élections. Incapacité suppose manque de volonté et de ressources qu’il faut mettre en place. Il faut plutôt avoir l’image d’un pays qui s’est engagé dans un processus de modernisation dont les acteurs choisis pour conduire les opérations n’avaient pas anticipé la complexité et qui prend plus de temps que prévu.

 

La rédaction


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page