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«Environ 11 pays sortiront de la catégorie des PMA à l’horizon 2020» selon le Représentant pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires, M. Gyan Chandra Acharya.


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Interview avec le Secrétaire général Adjoint des Nations Unies,

Haut  Quelles sont les actions menées par les Nations Unies pour aider les femmes très impliquées dans le développement des capacités productives  et les PMA ?

M. Gyan Chandra Acharya, Secrétaire général Adjoint des Nations Unies, Haut Représentant pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires

M. Gyan Chandra Acharya, Secrétaire général Adjoint des Nations Unies, Haut Représentant pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires

M. Gyan Chandra Acharya : Concernant la capacité productive du genre, la croissance à elle seule, n’est pas suffisante. Nous avons insisté sur la nécessité que cette croissance inclusive ; ce qui veut dire que les femmes doivent en bénéficier elles aussi. Le rôle des femmes s’étale sur des questions de sécurité alimentaire et d’autres questions afférentes. C’est la raison pour laquelle les Nations Unies accordent une grande importance à la question du genre. Lorsqu’on parle de la question de genre, on parle de droit qui sous-entend droit économique, droit à l’accès de production : la terre, le capital, etc.

Les défis pour les PMA sont multiformes. Qui dit défis multiformes, dit solutions multiformes. Le leadership national est important mais il doit être accompagné par une assistance beaucoup plus grande de la communauté internationale.

Les ressources des pays africains contribuent au développement des autres nations. Quelle lecture faites-vous de cet état de chose et quelles sont les retombées des réflexions menées sur les PMA depuis Istanbul à ce jour ?

Ces questions soulevées sont au cœur du Programme d’action d’Istanbul (PAI) et sont liées à la question de transfert de fonds illicite. Ce qui est à noter ici, est cette sensibilisation accrue des pays développés et la nécessité à trouver une solution à cette question. Aussi, il y a l’engagement des pays en développement, ce qui va dans le bon sens. Puisque c’est une question qui requiert la coopération internationale.

Quant à l’Aide publique au développement (APD), un plaidoyer important est fait au niveau du Bureau des Nations Unies et au niveau des Etats membres. Il s’agit de l’augmentation substantielle du volume de l’APD aux PMA. Je garde l’espoir que ces efforts de plaidoyer vont se concrétiser.

Depuis 40 ans, seuls quatre pays ont pu émerger malgré l’assistance permanente du système des Nations Unies et celle des pays du Nord. A la présente conférence, l’énergie et les infrastructures sont au cœur des débats. Alors qu’on note une baisse des subventions. Y a-t-il des engagements pour une augmentation significative de l’APD ?

Une étude réalisée par le Bureau montre qu’à l’horizon 2020,  il y a de très forte chance qu’à peu près 10 à 11 pays soient en mesure de sortir de cette catégorie. Ce qui serait une démarcation importation par rapport aux 40 dernières années. Et cela indique un accroissement beaucoup plus soutenu de la part de la communautaire internationale et surtout des PMA. Il y a des PMA tant en Afrique qu’en Asie qui sont engagés à sortir de cette catégorie et qui sont en train de tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Par ailleurs, l’investissement dans le capital humain est important, mais cet investissement à lui seul, ne serait générer une dynamique durable de développement et de croissance. Donc, il faut que l’investissement dans le capital humain (Education et autres), soit accompagné d’investissement d’infrastructures et physiques (Energie, transports et autres). Et c’est le message que les Nations Unies en général essaient de porter auprès des autres institutions comme Bretton Wood, Banques régionales, etc. Des progrès sont faits dans ce sens mais il reste à les accélérer. L’APD à elle seule, ne suffirait pas. Il faut donc, une participation beaucoup plus forte du secteur privé et des autres entités pour pouvoir combler le gap de financement.

Quelle est l’apport réel des Nations Unies aux PMA et que dites-vous de l’inexistence d’un cadre législatif partenariat public-privé.

Après l’adoption du PAI, il y a eu un engagement ferme de toutes les Agences des Nations Unies. Il s’agit de canaliser une part substantielle de leur ressource vers les PMA. Ce sont des décisions qui ont été prises du comité directeur de toutes les Agences des Nations Unies. Un exemple concret : l’UNICEF s’est engagé à déployer 65%  de ses ressources aux PMA ; le PNUD 50% et d’autres organisations vont également dans le même sens. C’est un signal très fort en faveur des PMA.

Un autre engagement des Nations Unies en général, c’est le dernier rapport du Secrétaire général sur la coopération internationale qui recommande qu’un accent soit mis sur les PMA. La coopération internationale doit être tournée ; pas exclusivement, mais les PMA doivent avoir une place de choix dans cette coopération.

Enfin, il faut dire qu’il n’y a pas au niveau des Nations Unies une organisation spécialisée dans le développement du secteur privé. Cependant cette problématique est incorporée dans plusieurs programmes et projets formulés par différentes agences, que ça soit le PNUD ou les autres organisations. (Propos recueillis : A.A)


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