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Visite officielle du Président de l’Angola, José Eduardo dos Santos à Paris : la France est le troisième plus grand investisseur en Angola


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Le président de l’Angola, José Eduardo dos Santos, effectue une visite officielle de 48 heures en France, ce mardi 29 avril, à l’invitation du président français, François Hollande dans le but de renforcer les relations de coopération bilatérale entre les deux Etats.C’est une première depuis 2000-2001 et l’éclatement de l’Angolagate. 

Ph: DR - Le président français, François Hollande et le Président angolais, José Eduardo dos Santos

Ph: DR – Le président français, François Hollande et le Président angolais, José Eduardo dos Santos

 Au cours de cette  visite de 48 heures, le président José Eduardo dos Santos a eu un entretien et un déjeuner officiel à l’Elysée avec son homologue français François Hollande. Le Président angolais s’est  ensuite entretenu avec le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartelone.

Accompagné d’une forte délégation gouvernementale composée de plusieurs ministres et secrétaires d’Etat à la présidence parmi ceux-ci on compte notamment le ministre des Relations Extérieures, Georges Chikoty, le ministre du pétrole, Botelho de Vasconcellos, le ministre des Finances, Armando Manuel, la ministre du Commerce et le ministre du renseignement supérior, Pedro Kanga, le président Angolais va rencontrer en individualités, le  monde économique français, des hommes d’affaires et des investisseurs représentant plusieurs secteurs d’activité.

 

José Eduardo dos Santos, présdient de la République d'Angola

José Eduardo dos Santos, présdient de la République d’Angola

Flash back sur les relations politico-diplomatiques

En effet,  les relations étaient crispées depuis plus de dix ans entre Paris et Luanda, ce depuis l’Angolagate, une affaire de ventes d’armes à l’Angola, connue dans l’Hexagone sous le nom « Affaire Mitterrand-Pasqua ». En 2000 puis 2001, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, deux proches du chef d’Etat angolais, sont mis en examen par la justice française.

 

En 2009, ils sont tous deux condamnés à 6 ans de prison mais, pied-de-nez présidentiel, Dos Santos leur accorde la nationalité angolaise. Les relations économiques entre les deux pays se tendent, voire disparaissent.

 

L'emblème de l'Ambassade d'Angola en France

L’emblème de l’Ambassade d’Angola en France

Aujourd’hui, Paris « souhaite passer à une nouvelle étape ». Eduardo Dos Santos rencontrera d’ailleurs plusieurs chefs de grandes entreprises, ainsi que des représentants du milieu des affaires et d’éventuels investisseurs. 

Pour rappel, les relations politico-diplomatiques et de coopération entre les deux pays ont commencé en janvier 1977, lorsque la France a reconnu l’indépendance de l’Angola alors appelé République Populaire d’Angola. C’est la signature, le 26 juillet 1982, de l’Accord Général de Coopération, qui marquera le début des relations de coopération bilatérale entre les deux pays.

En 2008, la visite du président Nicolas Sarkozy à Luanda, a permis de relancer le dialogue et les concertations au plus haut niveau politique et diplomatique.

En 2012, le ministre des Relations Extérieures, Georges Chitoky, a effectué une visite officielle en France. Le 31 octobre 2013 son homologue français s’est rendu à son tour à Luanda.

Aujourd’hui, la France est devenue le sixième fournisseur de l’Angola derrière les Etats-Unis, le Portugal, la Chine, le Brésil et l’Afrique du sud. La France est également le troisième plus grand investisseur en Angola, elle a investit plus de dix milliards d’euros au cours de dernières années.

La France compte plus de 70 entreprises présentes en Angola parmi lesquelles des multinationales, des PME, des filiales et des bureaux de représentation. On citer entre autres : Castel (agroalimentaire), BNP Paribas (Banque), Boccard Stapem (travaux publics), Acergy, Bourbon, Cegelec, Friedlander, Geo-services, Ponticelli, Prezioso, Saipem France, Schlumberger, Spie, Technip (produits raffinés), Total (exploration pétrolière), Amigotel (Télecommunications), Air France, Bolloré, CGM/CMA, Necotrans (Transports).

L’Angola et la France coopèrent également dans le domaine de l’éducation et de la formation supérieur. La France octroi annuellement 35 bourses d’études pour la licence, la maîtrise et doctorats dans le domaine technique et scientifique. (APO)


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